Questions fréquentes

L’utilisation de l’hypnose entraine-t-elle des risques ?

Non. L’hypnose ne présente pas de risque, à condition de la pratiquer avec une personne formée disposant des compétences techniques et qui a les qualités humaines pour faire de la thérapie (empathie, bienveillance, sens de l’écoute, congruence, suspension du jugement et travail sur soi réalisé sur une durée suffisamment longue afin d’être une ressource saine). Mais, même avec une personne ne disposant pas de la compétence requise, le plus grand risque est que la séance ne produise aucun effet.

L’état de transe hypnotique est un état naturel. Tous les jours, nous traversons plusieurs fois cet état que nous appelons « transe commune quotidienne ». En particulier, lorsque nous sommes absorbés dans une activité, comme la lecture, un film, en conduisant, ou quelques instants avant l’endormissement. En revanche, l’hypnose est contre-indiquée chez les personnes schizophrènes ou présentant tout autre trouble psychiatrique dissociatif. Il est donc extrêmement important de signaler tout épisode dissociatif ou pathologie psychiatrique à votre thérapeute.

Tout le monde peut-il être hypnotisé ?

Oui, puisqu’il s’agit d’un état naturel. Mais certaines personnes dites plus ou moins « suggestibles » entreront plus ou moins vite en état de conscience modifié. Il est par ailleurs fondamental que la personne se sente en confiance et en sécurité avec son hypnothérapeute ; à défaut, elle aura naturellement des difficultés à lâcher prise et entrer dans l’état de conscience recherché.

Vais-je dormir pendant la séance ?

Non. L’état d’hypnose est un entre deux, ni du sommeil, ni l’état de conscience ordinaire. Il peut cependant arriver, si l’état de transe hypnotique est profond, que la personne oublie tout ou partie de la séance et ait l’impression d’avoir dormi.

Dois-je connaître un état de transe hypnotique profond pour obtenir des résultats ?

Non. Il n’est pas nécessaire que la transe hypnotique soit profonde. Dès lors que la personne est en état de conscience modifié, même léger, elle peut mobiliser ses ressources profondes. La transe profonde est spectaculaire et agréable, mais elle n’est pas un critère d’efficacité.

L’hypnose va-t-elle faire disparaitre mes problèmes comme par magie ?

Non. L’hypnose n’est pas de la magie et l’hypnothérapeute n’a aucun pouvoir. Pour que la démarche soit couronnée de succès, la personne doit être motivée et s’engager véritablement dans le processus. Personne ne peut changer contre son gré. En revanche, l’hypnose est un puissant démultiplicateur de volonté et donne donc des résultats assez rapidement.

Replonger dans le passé présente-t-il vraiment un intérêt dans la mesure où il est impossible de le changer ?

Un accompagnement par l’hypnose n’implique pas nécessairement de revisiter son passé. Tout dépend de la problématique. Mais lorsque les difficultés présentes trouvent leur source dans les blessures du passé, l’hypnose peut, sans changer le passé, en modifier l’empreinte émotionnelle. Cette démarche peut s’avérer d’autant plus importante que nos blessures prennent parfois l’apparence de prédictions autoréalisatrices. Car nous provoquons inconsciemment ce qui nous a fait le plus souffrir ou ce que nous craignons le plus. En soignant l’empreinte émotionnelle de ses blessures, la personne sera dans son présent libérée de son passé. Par ailleurs, en hypnose humaniste, le travail est fait en symbolique. Cela signifie que pour aller mieux, la personne travaille sur un symbole sans avoir besoin de revivre des évènements passés.

Peut-on être manipulé en état d’hypnose ?

Oui et non. Lorsqu’il utilise les techniques d’hypnose dissociante, l’hypnothérapeute va utiliser des techniques pour accéder à l’inconscient de la personne et obtenir les changements souhaités par celle-ci. Tout comme un kinésithérapeute va manipuler le corps de son client pour permettre de surmonter une entorse. Néanmoins, nous disposons tous en nous d’un protecteur interne qui limite fortement les capacités de manipulation. Car même en état d’hypnose, une personne ne peut jamais être obligée à agir contre son gré, ses valeurs profondes ou son intégrité physique. Chacun garde son libre arbitre. L’hypnose est un démultiplicateur puissant de ce que souhaite la personne.

L’Hypnose Humaniste n’utilise quant à elle aucune technique cachée et vise à accompagner la personne vers le changement en conscience.

Peut-on rester bloqué en état de conscience modifié ?

Non, c’est impossible. L’état hypnotique est un état naturel et un équilibre entre deux états : la veille et le sommeil. Si l’état hypnotique n’est pas entretenu par le thérapeute, la personne basculera dans l’un de ces deux états au bout de quelques minutes : soit elle s’endormira, soit elle retrouvera son état de veille normal.

 

Les enfants peuvent-ils être accompagnés par l’hypnose ?

Oui, la thérapie par l’hypnose est d’ailleurs extrêmement efficace chez les enfants, car ils n’ont pas encore développé toutes les barrières mentales qui existent chez l’adulte. Quelle que soit l’approche thérapeutique choisie, il est important de faire accompagner un enfant qui rencontre des difficultés. Car les évènements difficiles qui impactent sa vie pourront avoir des répercussions sur sa manière de se construire et sur sa future vie d’adulte. Aider un enfant à se libérer d’évènements négatifs de sa vie tant qu’il est en phase de construction est un des plus merveilleux cadeaux qu’on peut lui faire.

Existe-t-il des contre-indications ?

L’hypnose est contre-indiquée chez les personnes schizophrènes ou présentant tout autre trouble psychiatrique dissociatif. Il est donc extrêmement important de signaler tout épisode dissociatif ou pathologie psychiatrique à votre thérapeute. Par ailleurs, lorsqu’une personne fait l’objet ou a fait l’objet d’un suivi psychiatrique, l’avis du psychiatre devra systématiquement précéder l’engagement dans le processus thérapeutique par l’hypnose.

Puis-je stopper mon traitement médical en cas de suivi avec un hypnothérapeute ?

Non, l’hypnose est dédiée à l’accompagnement des problématiques psychologiques. L’hypnose n’a pas vocation à se substituer à un traitement médical, ni à prendre en charge des problématiques purement mécaniques. Vous ne devez jamais stopper votre traitement médical sans l’avis de votre médecin traitant ou de votre spécialiste. De plus, les résultats seront d’autant meilleurs si vous êtes accompagné par des professionnels travaillant en équipe.

Comment choisir mon thérapeute ?

Quelle que soit l’approche que vous choisirez, il me semble important de vous délivrer les conseils suivants pour que votre démarche soit couronnée de succès :

  • Choisissez une approche avec laquelle vous vous sentirez à l’aise à titre personnel ; n’essayez pas juste de faire plaisir à quelqu’un ou de faire ce qui a marché pour un autre. Il existe aujourd’hui un large éventail d’approches thérapeutiques (Hypnose, ICV, EMDR, Gestalt Thérapie…), à vous de trouver celle qui vous convient.

  • Choisissez de vous faire accompagner par un thérapeute avec lequel vous vous sentez en confiance, avec lequel le courant passe. Si votre esprit se sent en insécurité, il sera plus difficile pour vous d’obtenir des résultats.

  • Renseignez-vous sur le niveau et la nature de la formation de votre thérapeute. Seuls les titres de psychologue et de psychiatre sont réglementés. Les approches thérapeutiques ne le sont pas et certaines personnes très peu ou pas formées proposent des accompagnements, sans le niveau de professionnalisme requis.

  • Enfin, vous devez être véritablement motivé. Votre participation et votre engagement dans le processus thérapeutique seront déterminants, quelle que soit l’approche choisie. Aucune personne ne peut changer contre sa volonté.